11 avr. 2011

La fin du siècle

Au revoir!
Voila, après une semaine de tranquillité proche de Salvador de Bahia, nous quittons le sol d'Amérique, installés dans un Boeing 367. Après trois ans d'absence presque ininterrompue nous retournons dans notre vieille Europe, cette fois pour de bon.


Bientôt nous gouterons de nouveau au confort de la vie en France. Mais pas tout de suite. D'abord, il nous faudra rejoindre Paris en stop. C'est notre première expérience d'auto-stop en Europe. Elle démarre au pays de la contre-culture, de l'auto-reine et des autobahn. C'est un bon premier test. Nous nous postons à la sortie des parkings de l'aeroport et tendons le pouce pas mal de temps. Non pas que les allemands soient ennemis des auto-stoppeurs, au contraire, mais ils vont tous au nord et nous filons plein sud. Nous devons donc refuser plusieurs offres de ride, que de luxe. Puis une voiture allant dans notre direction nous emmène dans une petite ville nommé Alzay. Nous passons la nuit dans la gare et le lendemain, nous repartons. Après quelques heures perdues sur le mauvais accès à l'autoroute, le dernier trajet démarre avec un jeune allemand qui, appréciant notre récit, fait un petit détour de 30km pour nous déposer à Kaiserslautern. Puis une luxembourgeoise nous laisse à Saarebruck, c'est la frontière. Nous marchons une centaine de mètre sur la bande d'arrêt d'urgence et nous sommes en France. Il ne nous faut que quelques minutes pour embarquer avec un jeune cadre d'une société pharmaceutique de retour vers Reims. Tout va très vite. Une heure d'attente sur une station service en amont de cette dernière ville et notre dernier ride arrive. Il hésite, nous regarde, nous sourions, il nous demande si nous sommes en stop. Le soir vers minuit nous tapons à la porte de l'appartement des parents de Cloé. La route est finie.

Nous souhaitons exprimer la reconnaissance que nous ressentons pour toutes les personnes qui ont participé à notre vie sur la route. Toutes les personnes qui se sont arrêtées pour nous emmener, qui nous ont offert l'hospitalité que se soit via couchsurfing.com ou spontanément, qui nous ont sourit en passant dans leur voiture. Nous arrivons en France avec des sac à dos presque vide, mais le cœur, les yeux, la tête, c'est plein.

Nous pensons aussi aux amis voyageurs qui sont arrivés à la maison et à ceux qui ont encore de la place pour de nouvelles rencontres, de nouveaux paysages, de nouvelles aventure. Nous sommes très fiers d'avoir bouclé ce voyage, d'avoir appris, d'avoir enseigné, d'avoir partagé ce que nous avions. Maintenant, une grosse adaptation nous attend et nous espérons que tout ne s'effacera pas de nos mémoires et que nous serons toujours capable de secouer le joug du confort pour revenir à l'essentiel: la liberté.

25 mars 2011

Salvador da Bahia dos todos os santos

La marina
Et non pas Bahia tout court. Nous y faisons une dernière escale pour attendre l'avion. Difficile de décrire l'état d'esprit à ce moment. Nous sommes relâchés, alors nous pourrions être tenté par le regret, nous dire, c'est pas si dure, il faut continuer. Non, la décision est prise, et les raison de rentrer sont bonnes. Alors profitons de ces quelques jours à la plage.

Trois petits singes qui se balançaient.  

Ne pas regarder en bas, ne pas regarder en bas...


19 mars 2011

Vive le carnaval

Les reines du bal
Dès notre arrivée à Rio, nous nous dirigeons vers Recreio dos Bandeirantes où nous attend notre premier hôte. Malheureusement, en raison du carnaval, des prochains jeux panaméricains et de la prochaine coupe du monde (rien que ça !), le trafic vers ce quartier éloigné de Rio est très perturbé et nous nous rendons compte qu´un minimum de deux heures est à prévoir pour nous rendre dans le centre. Impossible de voir les festivités d´ici ! Nous cherchons alors à nous rapprocher du centre et bingo ! Notre hôte suivant va nous sauver la mise. Un jeune étudiant nous accueille le lendemain dans l´appartement familial situé dans le quartier Cosme Velho, au pied du mont Corcovado (le Christ !). Nous sommes particulierement gâtés !

La princesse et le crapaud du bal
Avec Artur, nous profitons du carnaval à notre rythme et nous l´apprécions énormément. Chaque jour, après un bon petit dèj, nous enfilons nos costumes et allons voir un bloco dans un quartier de la ville. Botafogo, Cosme Velho, Ipanema, Flamengo, Centro. Nous voyons Rio dans sa tenue de fête. Le carnaval de rue est très populaire et, certains jours, ce sont jusqu’à deux millions de personnes qui font la fête malgré la pluie. L´après midi, nous pouvons découvrir un autre coté de Rio, les tropiques. Le panorama de la ville est percé de pics et de montagnes, couverts par la jungle. Un havre de paix où pullulent les cascades et piscines naturelles et qui offre une multitude de points de vue sur la mégapole.

Notre photographe officiel
Puis vient le moment de penser au départ. Sortir de Rio, la pluie persistante et la mort de l´ordi viennent se rajouter dans une balance qui penchait déjà dans nos têtes. Après une longue réflexion nous prenons la décision d´arrêter l´auto-stop ici. Nous commençons à consulter les options pour rentrer en Europe et optons pour un vol Salvador de Bahia - Francfort. Nous décollerons prochainement et nous espérons que d´ici au jour du départ, le soleil nous rendra visite. Pour le moment nous profitons de ce temps supplémentaire à Rio pour découvrir d´autre quartier.

Après presque trois semaines dans les nuages, le Christ se montre enfin
Nous commençons par Copacabana, le quartier qui borde la célèbre plage Carioca. Le temps commence à s´améliorer alors nous sautons sur les maillots de bains et allons faire quelques plouf dans les (imposantes) vagues qui s´abattent sur la plage. Ensuite, direction Flamengo, la dernière étape. Nous logeons à proximité du pain de sucre ce qui nous permet de faire l´ascension plusieurs fois et de profiter de la plage de Leme. La semaine écoulée, nous faisons nos adieux à Rio et décollons pour Salvador de Bahia où nous sommes actuellement en compagnie de notre meilleure amie brésilienne : la pluie.

10 mars 2011

Mort de notre ordinateur

Juste un bref message pour vous dire que notre ordinateur a definitivement rendu l'ame.
Nous ne comptons plus poster de messages ici ainsi que sur Flickr.

Bisou !

3 mars 2011

Des sensations fortes

Et n'insistez pas !
Cela fait seulement 15 jours que nous sommes au Brésil et nous avons l'impression d'y être depuis bien plus longtemps ! Tout d'abord, l'auto-stop c'est vraiment pas commun ici. Les automobilistes sont méfiants, nous passons des heures voire des journées entières sur le bord de la route, ou dans les stations services pour espérer avoir une « carona » c'est à dire un ride. De plus, les endroits stratégiques que sont les péages, les stations services, les points de contrôle de la police, etc. nous sont assez souvent interdits. Du coup, on marche un peu plus (10 km si on a de la chance) pour trouver un endroit plus propice. Enfin, la taille ainsi que le taux d'urbanisation du Brésil fait que les automobilistes font généralement de petites distances en préférant l'avion pour se rendre d'un point à un autre. Ainsi, lorsque nous avons la chance qu'une personne s'arrête, il ne nous avance pas bien loin. Un petit bonus : la pluie ! Oui, la pluie, au Brésil ! On n'y avait même pas pensé avant de poser le pied sur le sol brésilien... dans nos petites têtes, on allait se gaver de soleil. Eh bien non, on se gave de pluie. Alors auto-stop, attentes et pluie, n'essayez pas d'imaginer l'état de nos sacs à dos après plusieurs jours à ce régime !
Après l'effort !
Idée déco, le bonsai d'orchidée
Nous avons les moments d'auto-stop les plus éprouvants du voyage. En 3 mots : On en chie ! Excusez-nous la vulgarité mais c'est bel et bien le cas. Mais alors, pourquoi on continue à faire du stop ? Ce sont LES rencontres. Non, pas DES rencontres. LES rencontres, CES rencontres qui font que vous vous sentez si bien, si heureux, remplis de reconnaissance pour cette personne qui a décidé de vous aider. Et quelle aide ! Ils nous gâtent ses brésiliens. Un exemple, on va vous parler rapidement de Mitch. Rapidement, oui, car on pourrait en parler pendant des heures. C'est un homme EX-TRA-OR-NAI-Re. Comment on dit quand on tombe amoureux mais d'amitié ? Eh bien, Mitch c'est ça. Il nous voit de l'autre côté de l'autoroute et il décide de faire demi-tour, de changer de direction pour nous prendre en stop. Et puis, après quelques minutes de papotage, hop, nous voilà en dehors des sentiers battus, en dehors de notre trajectoire... il nous emmène découvrir la région. Et après quelques escapades, nous voici chez lui, il veut nous faire découvrir son havre de paix (maison de campagne, dirons-nous) situé à 45 minutes de Curitiba. 40 hectares, la jungle, un jardin à faire pâlir qui que ce soit, une maison lumineuse, chaleureuse... et nous voici en train de barboter dans la rivière, piscine naturelle et cascade, un vrai paradis. Quelques instants plus tard, les mots sont prononcés : « Je dois repartir à Curitiba, mais si vous voulez rester ici ce soir, ça serait avec grand plaisir ». On est au milieu d'un rêve, une rencontre extraordinaire, le moment où l'on sent qu'on a rencontré plus qu'une personne agréable, quelqu'un qui deviendra, qui est un GRAND ami !
Un jardin dans le jardin
Après cette rencontre qui restera à jamais gravée dans nos petits cœurs tous mous, nous reprenons la route. Deux bonnes heures de marche et nous atteignons un péage et nous commençons notre pêche. En nous voyant, les responsables du site nous proposent d'aller voir plus loin et devant nôtre refus de marcher sur l'autoroute, nous menacent d'appeler la police. Nous persistons et au bout d'une longue attente quelqu'un s'arrête. Nous embarquons mais nous ne pouvons pas vraiment remercier notre bonne étoile.
Un minibus sur la plage
En effet, en voulant nous rendre un grand service et nous faire découvrir le littoral, notre ami nous a mis dans de beaux draps. Lorsqu'il nous dépose, il fait nuit et nous sommes en ville sous une pluie battante. La nuit s'annonce mal. Heureusement, après que le gardien du camping municipal nous a refusé la location d'un emplacement, nous trouvons un refuge abrité de la pluie et des regards. Nous y plantons la tente et prenons un peu de repos. Au lever du jour, nous poursuivons nôtre quête. Cette route est très difficile et c'est seulement aprèsjouter une légende deux jours très humides que nous arrivons à rejoindre Sao José dos Campos. Nous passons la nuit au terminal de bus. Le lendemain, après avoir essayé le stop en ville, nous prenons un bus pour finir les 300km qui nous séparent de Rio de Janeiro (Erick a craqué !). Pour Cloé, c'est le moment le plus dur, être dans un bus.

22 févr. 2011

Le Brésil ou la cerise sur le gâteau

Todo bem
Citation d'un ami colombien vivant à Buenos Aires : "Brasil es la frutilla del postre" c'est à dire, la cerise sur le gâteau. Pour Erick, avec plus ou moins 8000km du Nord au Sud et sa réputation de pays dangereux,  le Brésil apparait comme un immense problème et la peur des galères en auto-stop est très forte. Toutefois, le premier contact est fabuleux. Les gens sont intéressés  par notre aventure et particulièrement bien disposés à nous aider. C'est donc très facilement que nous arrivons à Florianopolis, parcourant près de 1000km en trois jours. Les brésiliens que nous rencontrons son d'une gentillesse déconcertante : invités au restaurant plusieurs fois, visites guidés, petits (enfin grands) cadeaux... Nous sommes pourris gâtés !

Des petites criques superbes entourées d'une végétation luxuriante
Ça farte ?
Cette ville est une des plus agréable du pays. Le centre se trouve sur une petite île reliée par un pont au continent. Pas moins de 42 plages l'entourent, toutes plus belle les unes que les autres. L'océan est tiède et turquoise. Les reliefs autour des plages offrent un magnifique échantillon de la jungle atlantique et qui permettent de faire de bonnes promenades à l'ombre entre deux baignades.



Aujourd'hui nous nous remettons en route en direction, à priori, de Paraty, une dernière étape avant Rio.

Des kilomètres de plages...

14 févr. 2011

La ferme célébrités


Erick & Scotty. Comme pour Erick et Cloé, on arrive chez Suzie et tout est plus agréable.

Eh oui ! bienvenue dans le real blogging avec nous comme stars bling bling. Cela faisait un bout de temps que nous attendions le passage par la ferme de Suzie. Une étape de repos que nous regardions avec envie pendant les moments difficiles de l'auto-stop.

A la pèche aux moules
La propriété est une ancienne maison coloniale de style français, entourée de palmiers centenaires et d'une quinzaine d'hectares où bientôt seront élevés les premiers moutons de race Dorper d'Amérique du Sud. Il y règne pour le moment un calme fantastique, propice au repos, à la pèche (infructueuse), à la préparation de petits plats et à la confection de tartes savoureuses. Aucune élimination au programme. Ah si ! celle  du souvenir des repas pain-bananes au bord des routes.

Les platanes locaux
Remettre les mains dans la farine, collecter des pignons de pains, cuisiner. Le bonheur. Suzie est une personne exceptionnelle, très humaine et qui se soucie réellement d'améliorer le sort de son prochain. Nous la quittons à regret (maudit carnaval...) et partons pour traverser l'Uruguay, plus petit pays de notre périple en Amérique du sud afin d'entrer dans le plus grand : le Brésil.
En chemin, nous visitons deux importantes stations balnéaires aux styles très différents : Cabo Polonio et Punta del Diablo. Cabo est au cœur d'une réserve naturelle créée il y a environ cinq ans. Du coup, le village y est resté un village et l'ambiance est très hippie/bobo. Les plages sont très belles avec un sable très fin. Punta est nettement plus gros et plus fréquenté.

Notre chambre à coucher