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| Au revoir! |
Bientôt nous gouterons de nouveau au confort de la vie en France. Mais pas tout de suite. D'abord, il nous faudra rejoindre Paris en stop. C'est notre première expérience d'auto-stop en Europe. Elle démarre au pays de la contre-culture, de l'auto-reine et des autobahn. C'est un bon premier test. Nous nous postons à la sortie des parkings de l'aeroport et tendons le pouce pas mal de temps. Non pas que les allemands soient ennemis des auto-stoppeurs, au contraire, mais ils vont tous au nord et nous filons plein sud. Nous devons donc refuser plusieurs offres de ride, que de luxe. Puis une voiture allant dans notre direction nous emmène dans une petite ville nommé Alzay. Nous passons la nuit dans la gare et le lendemain, nous repartons. Après quelques heures perdues sur le mauvais accès à l'autoroute, le dernier trajet démarre avec un jeune allemand qui, appréciant notre récit, fait un petit détour de 30km pour nous déposer à Kaiserslautern. Puis une luxembourgeoise nous laisse à Saarebruck, c'est la frontière. Nous marchons une centaine de mètre sur la bande d'arrêt d'urgence et nous sommes en France. Il ne nous faut que quelques minutes pour embarquer avec un jeune cadre d'une société pharmaceutique de retour vers Reims. Tout va très vite. Une heure d'attente sur une station service en amont de cette dernière ville et notre dernier ride arrive. Il hésite, nous regarde, nous sourions, il nous demande si nous sommes en stop. Le soir vers minuit nous tapons à la porte de l'appartement des parents de Cloé. La route est finie.
Nous souhaitons exprimer la reconnaissance que nous ressentons pour toutes les personnes qui ont participé à notre vie sur la route. Toutes les personnes qui se sont arrêtées pour nous emmener, qui nous ont offert l'hospitalité que se soit via couchsurfing.com ou spontanément, qui nous ont sourit en passant dans leur voiture. Nous arrivons en France avec des sac à dos presque vide, mais le cœur, les yeux, la tête, c'est plein.
Nous pensons aussi aux amis voyageurs qui sont arrivés à la maison et à ceux qui ont encore de la place pour de nouvelles rencontres, de nouveaux paysages, de nouvelles aventure. Nous sommes très fiers d'avoir bouclé ce voyage, d'avoir appris, d'avoir enseigné, d'avoir partagé ce que nous avions. Maintenant, une grosse adaptation nous attend et nous espérons que tout ne s'effacera pas de nos mémoires et que nous serons toujours capable de secouer le joug du confort pour revenir à l'essentiel: la liberté.




















